Le centre d'appel de la Hadopi a reçu depuis septembre 2010 26 400 appels, dont 80 % de la part d'internautes ayant reçu une recommandation (authentique dans 99 % des cas). Hadopi.fr accueille en moyenne 42 300 visiteurs uniques chaque mois. L'autorité rappelle qu'il a subi des attaques par déni de service à trois reprises, mais confirme ne pas souhaiter mettre en place de défense particulière. Pur.fr, le site consacré au label des offres légales, en comptabilise 15 000.
Pour 2011, la Hadopi s'est vu accorder une subvention de 11 millions d'euros (1). Elle a perçu 10 millions en 2010. Elle a déboursé 1,4 million en charges de personnel et 1,6 million en charges de fonctionnement. Elle occupe 1 000 mètres carrés de locaux dans le 14e arrondissement de Paris, pour un loyer annuel de 463 000 euros.
Des difficultés pour recruter
Le rapport de la Hadopi révèle aussi que le prix de sa campagne d'information a été fortement négocié, et celle-ci a de fait pu bénéficier d’une exposition nettement supérieure à ce qu’aurait traditionnellement permis le budget qui lui a été dédié . Mais elle ne donne pas de chiffre sur le coût de l'opération. Les réactions à la campagne ont montré et confirmé la nature très clivée des publics de la Hadopi.
L'institution comptait cinq agents en mars 2010 et en emploie désormais 59 (en CDI, en CDD ; des fonctionnaires et des magistrats mis à disposition). Elle prévoit un effectif de 70 personnes fin 2011. Elle confie avoir connu des difficultés pour recruter ses agents. Depuis sa création, la Haute Autorité ne bénéficie pas d’une image positive, et ses postes ont régulièrement fait l’objet de dénigrements ». Et de donner un exemple : A l’été 2010, lors du recrutement du community manager des Labs, a été lancé un concours pour le “pire job du Web”. Une vidéo, probablement publiée par plaisanterie, a même circulé menaçant physiquement le futur agent de la Haute Autorité. Des candidats se sont désistés en cours de procédure.
Le rapport de la Hadopi revient longuement sur la mission de l'autorité, son organisation, le principe de la riposte graduée, la création de l'infraction de « négligence caractérisée » et les moyens de sécuriser l'accès à Internet, le cadre légal et réglementaire de son action, le label Hadopi, le développement de l'offre légale, les Labs, son baromètre des usages d'Internet… Mais le texte ne passe pas non plus sous silence certains couacs, comme la faille de sécurité ayant affecté TMG, qui relève les infractions pour le compte des ayants droit.
Source : www.01net.com





